Ce furent pour la plupart des Européens venus au Canada avant ou pendant la guerre (1939-45). En parcourant nos sapinières, ils découvrirent des parois de granit fleurant bon le lichen, offrant des prises sûres et fréquentées seulement par les guêpes. Suisses, Français et Anglais y amenèrent bientôt des amis de Montréal. Cependant, les Scandinaves faisaient le même trajet en ski et ouvraient des pistes que les skieurs nordiques retrouvent aujourd'hui avec joie, dans un même esprit d'aventure sportive. Ainsi, se développait dans nos régions une passion avec la nature et le plein air qui ne se démentira plus.
Le 15 juillet 1934, Julien Labedan formant cordée avec les grimpeurs E. CH. Fazeuille, P. Grelier et P. Souriac, réalisa, dans les Pyrénées, la première ascension du sommet ouest (3,115 m.) du Pic des Crabouilles (3,119 m.) Cote: mixte, très difficile: 350 mètres, 6 pitons. - Source : " Les alpinistes célèbres", publié en 1956 aux Éditions d'art Lucien Mazenod.
Le Club de Montagne le Canadien inc. (CMC) a été fondé en mai 1949 à Ste-Marguerite, dans les Laurentides, par Julien Labedan, un grimpeur émérite. Julien Labedan fondait ainsi le premier club de montagne francophone en Amérique dont la principale activité était à l'origine l'escalade. Pour plusieurs, le CMC est connu sous le vocable Club de Montagne Canadien, nom qui lui a été donné lors de sa création, puisque la particule "le" a été ajoutée au nom du club à la demande des autorités lors de son incorporation en 1974.
Julien Labedan et son épouse Marinette réalisent la première de la paroi rocheuse du Cap Éternité.
Les membres du CMC construisent, avec la permission de Jean-Louis Dufresne, alors propriétaire de l'hôtel La Sapinière de Val-David, un abri au pied du mont Césaire. Quinze ans plus tard, il sera remplacé par le premier refuge de la Fédération des Clubs de Montagne du Québec (aujourd'hui FQME). Ce refuge a été détruit par le feu au milieu des années 1980.
Bernard Poisson et Claude Lavallée ouvrent la voie normale, devenue classique, dans l'Amphithéâtre au mont King (Val-David). Bernard Poisson ouvre également le Toit de Ben, au mont King (Val-David)
En cette année du centenaire canadien, Claude Lavallée et André Hébert seuls francophones faisant partie d'un groupe de 52 alpinistes canadiens allaient baptiser un double sommet vierge du Yukon (12,300 pi.) des noms de Mont Québec et de Pic de Montréal.
En janvier, Bernard Poisson, faisant cordée avec Uwe Umbacher, ouvrit plusieurs voies à Shawbridge, dont The Silencer.
Mil neuf cent soixante-huit fut aussi une année charnière pour l'escalade au Québec. En effet les membres du C.M.C. se donnaient rendez-vous toutes les fins de semaines, pour participer au tournage d'un long métrage Les Rochassiers réalisé par Marc Hébert membre du C.M.C. pour l'Office National du Film. Ce film a gagné de nombreux prix dans les festivals de films de montagne en Europe et au Canada.
L'automne de cette année voit naître la Fédération Québécoise de la Montagne et Escalade dont le CMC est un membre fondateur. Notre président d'alors, Claude Lavallée, est élu à la présidence de la nouvelle fédération.
La même année, André Hébert fonde la section de ski nordique du CMC et le journal paraît pour la première fois sous forme de feuille polycopiée.
Lors du vingtième anniversaire du CMC, le Club s'est donné un symbole graphique. Collé à la vitre d'auto, il transforme le stationnement en point de ralliement. Cousu au sac à dos, il réchauffe les coeurs dans la file des randonneurs. L'emblème du CMC affirme le plaisir que nous partageons à fréquenter les sentiers ensemble.
Différentes versions stylisées du symbole graphique sont utilisées pour le journal Montagne et le site internet.
Cette même année, le journal Montagne, sous la direction de Gilles Lafleur et de André Hébert, entreprend une nouvelle carrière sous un format identique à celui que nous connaissons aujourd'hui. Jusque là, le journal était une simple feuille polycopiée, sans date de parution régulière.
Jacques Powell fonde la section de randonnée pédestre du CMC et André Hébert publie Alpinisme au Québec (Éditions du Jour).
Le Club de Montagne le Canadien inc. obtient sa charte délivrée par le Ministre des institutions financières, compagnies et coopératives du Québec.
Le déblaiement des sentiers est reconnu comme une activité officielle du Club. Dès 1975, Benoît Laflamme, alors responsable du ski nordique, avait structuré l'activité.
Cette année là, faute de premiers de cordée l'escalade disparaît comme activité officielle du Club.
Suite aux coupes de bois successives de 1982, les bénévoles du Club de montagne le Canadien (CMC) rouvrirent définitivement les zones Écho et Sutton des Sentiers de l'Estrie.
Création du Fonds d'entraide CMC.
La Fédération Québécoise de la Marche reconnait la contribution du CMC au développement des sentiers de randonnée pédestre au Québec, en lui décernant le « Prix Sentiers Québec 2002 ».
Une équipe interne au CMC, chargée de la réalisation du projet, conçoit la maquette du site internet et assure le développement du site. Au cours de cette même année, on assiste à la mise en onde du site internet du CMC. En 2006, une refonte du site est effectuée de façon à ajouter du contenu supplémentaire et rendre le site encore plus attrayant.